Mon vieux, mon vieux…
Je vois déjà vos têtes ahuries, vos sourires polis et coincés. Je n’ai pas écrit un seul mot, une seule ligne depuis le 13 août 2010 !
Rien.
La raison de ce silence s’explique par des problèmes personnels et juridiques. C’est tout ce qu’il y a à dire. Aujourd’hui, l’ambiance est plus calme et sereine. Donc, par conséquent, j’ose le dire :
C’est reparti !
Mais, me demanderez-vous avec votre curiosité légendaire, voire même indiscrète de temps en temps, quel est l’élément déclencheur de cette soudaine résurrection ? Ah, ah, je vous reconnais bien là, foule éternelle et sentimentale.
Vous souvenez-vous de Gerry Rafferty ? Sinon lui, du moins son tube légendaire : Baker Street. Comme je suis un garçon plus que sympathique, je vous propose son clip.
La mémoire vous est revenue ?
En 1978, j’avais 16 ans. Je ne sais plus comment, j’avais eu un petit poste de radio FM, si minuscule qu’il tenait dans la main. L’écouteur enfoncé à fond dans l’oreille – oui, parce qu’on était encore en mono et la FM n’existait pas encore. Le walkman pointait le bout de son nez – j’écoutais Max Meynier sur RTL, tout seul dans mon lit, à faire semblant de dormir, authentique rebelle adolescent que je prétendais être.
Baker Street était le tube du moment. Mais, en 1978, un tube était un truc incroyable. Il ne passait pas comme un éclair à la télévision – comme c’est le cas aujourd’hui - avant de repartir finir sa courte carrière aux toilettes oubliettes.
Non, non, le tube s’installait chez vous, vous le chantiez sans même connaitre le sens des paroles et ce, matin, midi et soir. Le tube vivait avec vous, chez vous avant de mourir de sa belle mort, remplacé par un autre tube.
Voilà pourquoi le décès de Gerry Rafferty m’a touché plus que je ne l’aurais cru. Lui parti, c’est encore un pan de mes années de gamin qui disparaît.
Rest in peace, Gerry, and thank you for the good times.
Mais savez-vous ce qui me fait le plus mal ?
Les chansons de mes années jeune homme passent toutes sur Nostalgie.
La radio des vieux, dixit mon fils Nicolas.
18 ans.
Un jour, il y passera aussi. Hin, hin, hin.
I love you. All of you.
C’est bon de vous le dire, si vous le saviez…
Art is much less important than life, but what a poor life without it ! (Robert Motherwell, American painter)
Rédigé par : Coach Factory Store | 15 janvier 2011 à 08h59