Ah, mes chers et fidèles amis lecteurs, vivre sur une île ! Découvrir avec ravissement le soleil briller, s’exclamer joyeusement qu’il faut aller se promener sur la plage, les pieds dans le sable.
Prendre un peu son temps.
Voilà, j’embarque un appareil dans ma poche et en route, mauvaise troupe, direction les remparts, la plage de la Cible.
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C’est beau, cette photo satellite. Décidément, on n’arrête plus le progrès.
Il y a un peu de monde, un gosse crie sur la plage : “- On a arrivé avant vous, la la la…”, des touristes en vélo se promènent. Une fois sur la plage, je croise un couple. Un grand black et une jolie brunette. “- Va t’allonger, dit ce dernier à sa compagne, je vais aller aux toilettes. – Mais où ? Demande-t-elle. – Entre deux cabines.”
A peine dix mètres plus loin, des cabines de plage sont sagement alignées. Certaines sont même renversées, derniers signes de Xynthia.
Je vais vers les dites-cabines, les contourne et atteint un petit monticule de terre qui les domine. Un couple dort sur le sable. Monsieur a posé ses pompes en hauteur. je ne peux m’empêcher de faire une photo.
Je vise maintenant le couple endormi. Une, deux, trois photos. Le grand black – il est assez costaud – apparaît dans mon viseur. Il ne fait pas du tout attention à moi. Il marche d’un pas rapide, pressé de retrouver son amie. Je lâche mon couple endormi pour le suivre. Il s’allonge et embrasse passionnément sa camarade. Elle est conquise, ses bras s’enroulent autour de son homme. Je photographie. Ils ne font pas attention, trop occupés à se désirer.
Je prends une photo oud deux et continue mon chemin. Le soleil a disparu derrière un nuage. Quelques gouttelettes tombent. Les amoureux continuent leurs caresses. Les endormis se relèvent, un peu surpris. Un micro-climat n’est-il pas censé exister sur cette île ? Ils remettent leurs chaussures sans même voir les rouleurs de galoches battre le record européen du bisou mouillé.
Finalement, s’embrasser sur la plage, c’est facile, je pense en reprenant ma route. Faire la sieste aussi. Voilà mon programme pour l’été qui arrive. Roulage de pelles et tapages de bulles. Ca me va.
I love you. All of you.
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