De toutes manières, ce n'est un secret pour personne, mais j'ai un ego aussi grand que l'Himalaya et donc, partant du principe qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, autant que je me souhaite mon anniversaire. Le dernier - mes 46 ans - n'était pas ce qui s'est fait de mieux.
Si je vous raconte donc ma life, c'est parce que dans mes étagères, dans le salon, traîne ceci :
Mon grand-père avait la belle habitude de ne rien jeter. Il a donc conservé mon faire-part de naissance. Observez attentivement en bas à droite, une petite flèche est dessinée, signe qu'il y a un petit mot. Et quel mot !
Comme nous sommes des amis, si, si, j'insiste, permettez... Comme nous sommes des amis, je vais vous aider à déchiffrer ce que mon père écrit, du haut de ses 23 ans, à son oncle Jacques.
Mon cher Jacques,
Pardonne-moi ce simple petit mot bien peu élégant. Le bébé est magnifique, sa mère et son père se portent à merveille. Les fatigues de la paternité m'ont toutefois bien secoué. J'espère avoir bientôt l'occasion de te présenter Annie et Gilles. J'en ai aujourd'hui fini avec Téhéran, que nous avons quitté sans regrets. L'expérience n'en a pas moins été intéressante. Je t'embrasse bien affectueusement ainsi qu'Annie. Patrice.
C'est-y-pas beau, ça, madame ?
Ce petit mot prouve deux choses :
- D'avoir été conçu à Téhéran explique pourquoi je suis à moitié barré.
- Les fatigues de la paternité m'ont toutefois bien secoué. A le lire, on dirait presque que c'est mon père qui a accouché. Dans le genbre Ego, papa n'avait rien à envier à personne. Et donc, j'en arrive là où je voulais en venir : les chiens ne font pas des chats.
J'ai 47 balais. Quelques cheveux blancs. Tout va bien.
I love you. All of you.
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Rédigé par : air jordan shoes | 12 novembre 2010 à 10h14